Défendons le vrai vin rosé

Posté par Laurent dans Nouvelles fraîches le 24 mars 2009

Vin rosé ampelidaeJe me méfie toujours un peu de l’Union Européenne quand il s’agit de réglementer notre alimentation.

J’avais suivi en son temps les efforts de Bruxelles pour réglementer la taille ou la forme de la banane, ce que je trouve un peu risible. Pire, j’ai tremblé à  l’idée de voir interdits les fromages au lait cru… Et, je me moque souvent de cette obligation que l’on fait aux charcutiers de vendre sur les marchés dans des vitrines réfrigérées, quand depuis des générations on produit dans nos terroirs du Massif Central de la charcuterie sèche… on la vend et la conserve à  l’air libre.

On va me rétorquer que cela fait avancer la santé. Certes mais je continue de penser que l’on ferait mieux de s’intéresser aux Polluants Organiques Persistants (POP) que l’on trouve dans de nombreux produits de notre quotidien (produits d’entretiens, parfums d’ambiance…) ou encore aux engrais que notre chère PAC a multiplié plutôt qu’à  la nocivité du saucisson sec ou du camembert au lait cru…

Mais là  n’est pas le sujet. La question du jour est le vin rosé. Comme chacun sait, le rosé se produit à  partir de raisins rouges et selon des procédés spécifiques.  C’est le vrai rosé et devrait rester le seul rosé. Celui quee l’on boit frais l’été et que les vignerons du Sud réusssissent de mieux en mieux.

On peut aussi en produire en mélangeant du rouge et du blanc – c’est ce que souhaite l’Union Européenne – mais c’est du n’importe quoi.  A ce stade, on peut aussi militer pour le rosé de synthèse ou le rosé avec colorant alimentaire. C’est pour moi une ineptie.

Quant à  la question du nommage, il ne s’agit pas de nommer le vrai rosé « rosé traditionnel » en laissant l’autre profaner ce titre de Rosé mais plutôt imposer à  ce produit de substitution de s’appeler « Canada Rosé » ou « Rosé de Substitution ». Bref, ça ressemble à  du Rosé mais ce n’est pas du Rosé ! 

Alors vignerons du Sud, tenez bon. Continuez à  faire du vrai vin rosé et à  blamer ce projet de « Rosé de substitution ».

Je vais même avouer que je ne suis pas un grand amateur de rosé mais je crois que pour l’occasion je vais faire rentrer un peu de rosé, du vrai, et en référencer sur BienManger.com.  Cela sera ma façon de soutenir votre juste et vrai combat. Alors si vous connaissez une bonne adresse, n’hésitez pas à  nous tuyauter…

Jaimeleroquefort.fr

Posté par Laurent dans Nouvelles fraîches le 23 mars 2009

RoquefortJ’aime le Roquefort,
tu aimes le roquefort,
il, elle ou on aime le roquefort,
nous aimons le roquefort,
vous aimez le roquefort,
ils ou elles aiment le roquefort…

Eh bien non justement. Ils n’aiment pas le roquefort. Qui ils ? Les américains qui viennent de décider de taxer à  300% le Roquefort !!! Quelle mouche les a donc piqués ? Je ne suis pas un farouche anti-américain. Je dois même reconnaitre un passage dans une Université Américaine et de bons amis US. Mais l’heure est grave… d’autant qu’il faut dire qu’une (bonne partie) du lait utilisé pour le Roquefort vient de Lozère… donc toucher au Roquefort, c’est toucher à  la Lozère !!!

Trêve de plaisanterie, Saint Obama, priez pour nous et convertissez votre administration à  la raison … et si vous pouvez mettre un post scriptum à  votre prière, expliquez à  la FDA (Food and Drug Administration) qu’utiliser une loi contre le « bioterrorisme » pour réglementer l’envoi de produits alimentaires aux USA est d’une part une mauvaise excuse et d’autre part une barrière non douanière que si j’étais le GATT, je ferais les gros yeux et donnerais une grosse amende.

Saint Obama, en faisant cette bonne action, vous agiriez aussi pour votre bon peuple en lui rendant plus accessible ce bon Roquefort, ce qui lui va lui ouvrir de nouvelles perspectives. Le roquefort est un aliment qui donne du sens à  la vie…

Si vous aussi, vous êtes un fan de Roquefort, une visite sur s’impose.  Il n’est jamais trop tard pour participer à  de bonnes causes.

Saucisse rôtie, espuma d’aligot !

Posté par Irène dans Nouvelles fraîches le 9 mars 2009

campagne_generique3_30à—40-1_new.jpgCette recette qui mêle traditions de l’aubrac et cuisine créative a été présentée au salon international de l’agriculture 2009 par les élèves du lycée hôtelier de Saint Chély d’apcher.
Voici la recette pour 10 couverts :
Base : 650 g de saucisse fraîche, 2 cl d’huile, 20 g de beurre, garniture aromatique (carotte, oignons, ail, tomate, thym et laurier). Espuma d’aligot : 150 g d’aligot surgelé, 15 cl de crème, 2.5 g d’agar agar, ail, sel, poivre. Ustensiles : siphon, cartouche de gaz.
Réaliser l’aligot, ailler et assaisonner. Faire bouillir la crème avec l’agar agar, ajouter l’aligot, rectifier l’assaisonnement. Mixer la préparation et mettre en siphon. Réserver au bain marie. Portionner la saucisse (morceaux de 60 à  65 g), la faire rôtir, ajouter en fin de cuisson la garniture aromatique et déglacer avec un peu d’eau. Dresser l’espuma d’aligot, un morceau de saucisse et un peu de jus.

Gastronomie & Littérature

Posté par Laurent dans Nouvelles fraîches le 4 mars 2009

En gastronomie, l’art d’un bon cuisinier est de composer un plat succulent avec les ingrédients à  sa disposition.

 Je viens de lire « La Disparition » de Georges Perec et dois reconnaître avoir salivé devant son menu composé sans un ingrédient pourtant quasi indispensable à  tout auteur… A vous de juger (p.132) :

« Augustus offrait aux trois amis non un lunch frugal, mais un vrai balthazar. Il y avait pour plat introductif un chaud-froid d’ortolans à  la Souvaroff.  Aucun poisson, mais un homard au cumin pour qui l’on ouvrit un Mouton Rotschild vingt huit. Suivait un gigot cuit dans un jus d’oignon qu’haussait un savant soupçon d’anis. Suivant la tradition qu’on pratiquait toujours dans la maison Clifford, un carri subtil l’accompagnait. Puis l’on proposa un balkan au paprika, où l’on avait mis salsifis, cardons, artichauts, haricots blancs, radis noirs,. S’inspirant du trou normand, l’on donna à  chacun un magistral calvados,. Puis l’on offrit pour finir un parfait au cassis qu’accompagnait un Sigalas-Rabaud blanc qui aurait fait faillir Curnonky »

PS :   Avec la permission du grand Maître, et en sollicitant la bienveillance de mes lecteurs, je vous propose une conclusion en forme d’énigme :

Anton Voyl savoura t’il un jour un flan ? Pourquoi ?

Un bon d’achat (10€) garanti au primo trouvant